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Aujourd'hui Michel Déon est mort. La France perd son plus grand écrivain Irlandais et son dernier hussard.

Avec les années, j'avais fini par croire qu'il était vraiment immortel. 

Il était moins léger que Blondin, moins percutant que Nimier, moins insolent que Laurent et moins à la mode aussi, mais il aura été le plus endurant parmis ce groupe d'auteurs qui n'était pas une chapelle, pas même une bande mais qui ont marqué les Lettres sous le nom de Hussards. 

Michel Déon avait du style, une élégance et un flegme qui manque cruellement a l'époque. Il va me manquer. Il reste ses textes, de grands livres qui ont enchantés ma jeunesse et que j'ai plaisir à relire. Ce soir je suis triste, je vais me consoler avec Les gens de la nuit ou Les Poneys Sauvages ou Déjeuner de Soleil ou Rendez-vous à Patmos ou Bagages pour Vancouver... Quelques pages prises au hasard. Michel Déon se lit à tous les âges et comme dans les Trois Mousquetaires, on y redécouvre toujours quelque chose de neuf et d'intéressant.

Pour dire son importance, en peu de mots et sans pathos : ce site lui doit la moitié de son nom, le hussard bleu + le jeune homme vert = le hussard vert. Et si j'écris des romans, c'est en partie grâce à lui.